Algie vasculaire de la face - Cluster headache - Céphalée en grappe

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Études Imitrex SC

Études Imitrex

Études Imitrex SC

Liste, non exhaustive, d’études concernant le sumatriptan en injection sous-cutanée (Imitrex sc) comme traitement de la crise de l’Algie Vasculaire de la Face ou Cluster Headache.

Cette partie est plus scientifique et peut être plus difficile à “digérer” wink.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas : contactez-nous !

Important

N’hésitez pas à lire cette information AVANT de parcourir les études ci-dessous laughing

Traitement de la crise aiguë de l’algie vasculaire de la face par le sumatriptan. The Sumatriptan Cluster Headache Study Group

[Aucun auteur répertorié] – 1er août 1991

 

Source :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1647496

Extrait librement traduit

CONTEXTE:
Les attaques d’algie vasculaire de la face ou cluster headache sont difficiles à traiter.
Le sumatriptan, un agoniste des récepteurs de la sérotonine de type 5-hydroxytryptamine 1B également connu sous le nom de 5-HT1B, s’est révélé efficace dans le traitement de la migraine.
Les similitudes cliniques entre la migraine et l’algie vasculaire de la face ainsi que les résultats positifs d’une étude pilote ouverte chez des patients présentant une algie vasculaire de la face, indiquaient que le sumatriptan devait être évalué plus rigoureusement dans le traitement de cette affection.

METHODES:
Nous avons mené une étude croisée randomisée, à double insu et contrôlée par placebo pour évaluer l’efficacité et la tolérance du sumatriptan chez 49 patients souffrant de céphalées en grappe. Les patients ont reçu, dans un ordre aléatoire, une injection sous-cutanée de 6 mg de sumatriptan pour une crise et un placebo pour une autre. Les résultats des deux crises ont pu être pleinement évalués pour 39 patients. Une réponse au traitement a été définie comme un soulagement complet ou presque complet de la céphalée (pas de douleur ou douleur légère) dans les 15 minutes suivant l’injection.

RÉSULTATS:

Chez les 39 patients, la gravité des céphalées a diminué dans 74 % des crises dans les 15 minutes suivant l’administration du sumatriptan, comparativement à 26 % des crises pour lesquelles le placebo a été administré (P moins de 0,001).
36% des patients étaient indolores dans les 10 minutes suivant l’administration du sumatriptan, comparativement à 3 % après le placebo (P moins de 0,001) ; après 15 minutes, ces chiffres avaient augmenté à 46 % et 10 %, respectivement (P moins de 0,001).
13% des patients ont eu besoin d’oxygène comme traitement supplémentaire 15 minutes après avoir reçu le sumatriptan, comparativement à 49 % des patients ayant reçu le placebo. La gravité de l’incapacité fonctionnelle et l’incidence de l’injection conjonctivale ipsilatérale ont également diminué davantage en réponse au sumatriptan qu’au placebo. Le sumatriptan a été bien toléré et aucun effet indésirable grave n’a été signalé.

CONCLUSIONS:
Le sumatriptan est un traitement efficace et bien toléré pour les crises aiguës d’algie vasculaire de la face.

Traitement de l’algie vasculaire de la face pendant la grossesse et l’allaitement

[Jürgens TP, Schaefer C, May A.] – 1er août 1991

 

Source :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19170693

Extrait librement traduit

RÉSUMÉ:
Les algie vasculaire de la face sont une maladie rare chez les femmes, mais elles ont un impact sérieux sur la vie de la femme affectée, en particulier sur la planification familiale.

Les femmes enceintes souffrant d’algie vasculaire de la face ont besoin d’un soutien particulier, notamment de l’expertise d’un centre de céphalées expérimenté, d’un gynécologue expérimenté et éventuellement d’un centre d’information tératologique.

La patiente doit être suivie à toutes les étapes de la grossesse.
Un briefing détaillé sur les risques et la sécurité des différentes options de traitement est obligatoire. En général, le nombre de médicaments et la posologie doivent être aussi faibles que possible.

Les traitements privilégiés sont l’oxygène, le sumatriptan sous-cutané ou intranasal pour la douleur aiguë et le vérapamil et la prednisone/prednisolone à titre prophylactique. S’il existe une raison impérieuse de traiter le patient avec un autre préventif, la gabapentine est le médicament de choix.

Pendant l’allaitement, l’oxygène, le sumatriptan et la lidocaïne pour la douleur aiguë et la prednisone/prednisolone, le vérapamil et le lithium sont les médicaments de choix en prévention. Comme la pharmacocinétique varie considérablement d’une personne à l’autre, il faut tenir compte des effets indésirables du médicament si des symptômes inexpliqués apparaissent chez le nouveau-né.

Sur le même sujet, un article, pas une étude, concernant l’Imitrex mais que nous estimons pertinent

Source :

https://www.drugs.com/pregnancy/sumatriptan.html

Sumatriptan : Mises en garde concernant la grossesse

Des études chez l’animal ont révélé des signes d’embryopathie, d’anomalies fœtales (diminution de l’ossification, anomalies squelettiques, anomalies vasculaires cervicothoraciques), de diminution du poids corporel fœtal et de mortalité infantile. La mort du foetus a été le plus souvent signalée dans les études chez le lapin à des doses égales ou proches de celles qui ont produit une toxicité maternelle.
Il n’y a pas de données contrôlées sur la grossesse humaine.

L’utilisation du sumatriptan au cours du premier trimestre chez 1 000 femmes a été signalée dans le cadre de la surveillance postcommercialisation. On n’a pas observé de risque accru de malformations congénitales, mais les données sont insuffisantes pour être concluantes. On dispose de peu de données sur son utilisation au cours des deuxième et troisième trimestres.

En Australie : TGA catégorie de grossesse B3 : Médicaments qui n’ont été pris que par un nombre limité de femmes enceintes et de femmes en âge de procréer, sans qu’une augmentation de la fréquence des malformations ou d’autres effets nocifs directs ou indirects sur le foetus humain ait été observée. Des études chez l’animal ont mis en évidence une augmentation des lésions fœtales, dont l’importance est considérée comme incertaine chez l’homme.

Aux USA :  FDA catégorie de grossesse C : Les études de reproduction animale ont montré un effet indésirable sur le fœtus et il n’existe pas d’études adéquates et bien contrôlées chez l’homme, mais les avantages potentiels peuvent justifier l’utilisation du médicament chez la femme enceinte malgré les risques potentiels.

Ce médicament ne doit être administré pendant la grossesse que lorsque les avantages l’emportent sur les risques.

Sumatriptan : Avertissements concernant l’allaitement maternel

Utiliser avec prudence

Excrété dans le lait maternel : Oui (injection sous-cutanée)

Commentaires :
-Les effets chez le nourrisson allaité sont inconnus.
-L’exposition du nourrisson peut être réduite au minimum en évitant d’allaiter pendant au moins 8 à 12 heures après le traitement par ce médicament.

Le sumatriptan est toutefois peu bio-disponible par voie orale, ce qui réduit l’exposition du nourrisson au médicament. En raison du faible taux de sumatriptan dans le lait maternel, les quantités ingérées par le nourrisson sont faibles. Le sumatriptan ne devrait pas causer d’effets indésirables chez la plupart des nourrissons allaités au sein.

La concentration maximale de sumatriptan dans le lait était en moyenne de 87,2 µg/L et s’est produite 2,5 heures après l’administration d’une dose sous-cutanée unique chez 5 femmes qui avaient allaité pendant 11 à 28 semaines. La demi-vie moyenne dans le lait était de 2,2 heures.

Traitement des crises de céphalée en grappe avec moins de 6 mg de sumatriptan en injection sous-cutanée

[Nora Gregor, Christian Schlesiger, Esra Akova-Oztürk, Christoffer Kraemer, Ingo-Wilhelm Husstedt, Stefan Evers] – septembre 2005

 

Source :

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16109122/

Extrait librement traduit

RÉSUMÉ

CONTEXT :

Le sumatriptan sous-cutané (SC) 6 mg est efficace dans le traitement des crises aiguës de céphalées en grappe. Cependant, les patients bénéficient parfois d’une dose inférieure à 6 mg.

OBJECTIF :

Nous avons donc conçu une étude prospective ouverte pour évaluer combien de patients tirent profit d’une dose inférieure à 6 mg de sumatriptan SC.

METHODE :

Nous avons recruté 81 patients souffrant de céphalées en grappe et enregistré leur consommation de sumatriptan SC et d’oxygène. Il a été conseillé aux patients utilisant régulièrement 6 mg de sumatriptan SC de traiter les crises avec des doses inférieures à 6 mg et avec de l’oxygène. L’efficacité et les effets secondaires des différentes options de traitement (6 mg, 3 mg, 2 mg et oxygène) ont été évalués.

RESULTATS :

Les résultats montrent que 74% des patients utilisant le sumatriptan SC de 3 mg ont montré une efficacité et 89% ont rapporté une efficacité après 2 mg.
79% ont signalé des effets secondaires après l’utilisation de 6 mg de sumatriptan SC (29 % d’effets secondaires sévères).
Après l’utilisation de 2 mg de sumatriptan SC, seulement 50 % des patients ont signalé des effets secondaires, aucun d’entre eux n’a été classé comme sévère.
La préférence des patients était de 41 % pour le sumatriptan 6 mg, 28 % pour les doses inférieures à 6 mg et 31 % pour l’oxygène.

CONCLUSION :

Nous concluons que le sumatriptan à des doses inférieures à 6 mg peut être efficace dans le traitement des crises aigues de céphalées en grappe. Nous suggérons que les patients devraient expérimenter l’efficacité de doses de sumatriptan inférieures à 6 mg.

Note de OUCH Belgium :

Il s’agit bien d’une étude ouverte qui a donc moins de valeur qu’une étude en double aveugle contre placebo.
L’expérience que nous avons des doses partielles du sumatriptan en injection sous-cutanée est malgré tout conforme avec cette étude.
Voir notre page : Doses partielles d’Imitrex SC

Céphalées médicamenteuses par sur-utilisation de médicaments chez les patients souffrant d’Algie Vasculaire de la Face ou Cluster Headache

[Paemeleire K, Bahra A, Evers S, Matharu MS, Goadsby PJ.]

Source :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16832088

Extrait librement traduit

OBJECTIF :
La céphalée par abus de médicaments (Céphalée Médicamenteuse : CM) chez les patients souffrant d’Algie Vasculaire de la Face est décrite de façon incomplète. Peut-être en raison de la prévalence relativement faible de la maladie (CH).

MÉTHODES :
Les auteurs décrivent une série rétrospective de 17 patients (13 hommes et 4 femmes) atteints d’Algie Vasculaire de la Face qui ont développé la maladie d’Alzheimer en association avec la sur-utilisation d’une vaste gamme de mono-thérapies ou de combinaisons variées d’analgésiques simples (n = 9), de caféine (n = 1), d’opiacés (n = 10), d’ergotamine (n = 3), de triptan (n = 14). La série comprend à la fois des patients hospitalisés épisodiques (n = 7) et chroniques (n = 10).

RÉSULTATS :
Un diagnostic spécifique de céphalée avec sur-utilisation de triptan a été posé chez 3 patients, un diagnostic de céphalée avec sur-utilisation d’opioïdes a été posé chez 1 patient, et un diagnostic de céphalée avec sur-utilisation d’ergotamine a été posé chez 1 patient. Chez environ la moitié des patients (n = 8), le phénotype de la CM était un mal de tête bilatéral, terne et sans caractéristique. Chez les 9 autres patients, la CM était caractérisé par au moins une caractéristique associée, le plus souvent des nausées (n = 6), une exacerbation avec mouvement de la tête (n = 5), ou un caractère lancinant de la douleur (n = 5). Le dénominateur commun chez 15 patients était des antécédents personnels ou familiaux, ou les deux, de migraine. Les 2 autres patients ont donné des antécédents familiaux de maux de tête non précisés. Le retrait du médicament a été tenté avec succès chez 13 patients.

CONCLUSIONS :
La céphalée par abus de médicaments est un problème jusqu’à présent sous-estimé et traitable, associé au Cluster Headache (CH). Les patients atteints devraient faire l’objet d’une surveillance étroite, en particulier ceux qui ont des antécédents personnels ou familiaux de migraine.

Le sumatriptan sous-cutané induit des changements dans la fréquence des crises chez les patients souffrant de céphalées en grappes

[Paolo Rossi MD, PhD,  Giorgio Di Lorenzo MD , Rita Formisano MD, PhD, M. Gabriella Buzzi MD, PhD]

Source :

https://headachejournal.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/j.1526-4610.2004.04132.x

Extrait librement traduit

OBJECTIFS :

Documenter la relation entre l’utilisation du sumatriptan par voie sous-cutanée et un changement dans la fréquence de Cluster Headache (CH) chez six patients. Discuter des implications cliniques et physiopathologiques de cette observation dans le contexte de la littérature disponible.

CONTEXTE :

Le traitement par sumatriptan par voie sous-cutanée peut entraîner une augmentation de la fréquence des attaques de CH, mais les données de la littérature sont rares et controversées.

MÉTHODE :

Six patients (trois patients épisodiques et trois patients chroniques selon les critères de l’International Headache Society (IHS)) sont décrits.

RÉSULTATS :

Les six patients avaient un soulagement très rapide de la douleur et des symptômes associés au médicament, mais ils ont développé une augmentation de la fréquence des crises peu de temps après. Chez tous les patients, le CH est revenu à sa fréquence habituelle quelques jours après la suppression du sumatriptan ou son remplacement par d’autres médicaments. Cinq patients ne prenaient aucun traitement prophylactique et l’injection sous cutanée était le seul médicament prescrit pour traiter leurs crises.

CONCLUSIONS :

Les médecins devraient reconnaître la possibilité que le traitement du CH par sumatriptan en injection SC puisse être associé à une fréquence accrue d’attaques de maux de tête.

 


Note de OUCH Belgium :

Après avoir contacté le Professeur Paolo Rossi, il s’avère qu’il s’agissait de patients pratiquant jusqu’à 10 injections par 24 heures !

Son avis est que :

There are people that we may considere ultraresponders to suma in which the attack is only temporarily aborted with a rebound effect generating an increase in the frequency of Attacks….but is an uncommon possibility and not the rule.

Traduction :

Il y a des personnes que l’on peut considérer comme des ultra-répondeurs au sumatriptan et où la crise n’est que temporairement interrompue avec un effet de rebond générant une augmentation de la fréquence des crises …mais c’est une possibilité peu commune et non la règle.

Rappelons que le maximum recommandé est de 2 injections de 6mg de sumatriptan par 24 heures.